Qualité de l’air - mesurer les particules PM2.5 et PM10

Guide des méthodes · 22 juin 2026

Bien que LimnoLog soit né de la recherche sur l’eau, le même besoin - mesurer et comprendre son propre environnement - conduit beaucoup de gens vers l’air. Surtout en hiver, quand la pollution s’installe sur une ville, le cercle de celles et ceux qui veulent savoir ce qu’ils respirent vraiment s’élargit : habitants animant des réseaux de capteurs citoyens, enseignants et élèves, militants, chercheurs. Leurs mesures ont un poids réel - les particules sont l’un des composants de la pollution les plus dangereux pour la santé.

On retrouve ici le même sens de l’observation que sur l’eau : un relevé régulier, un emplacement fixe, une série bâtie patiemment. Et comme la concentration en particules dépend non seulement des émissions mais aussi fortement de la météo, la mesure ne prend tout son sens qu’une fois rapportée au vent, à la température et aux données des stations officielles. C’est une étude accessible, importante et très « citoyenne ».

Ce que nous mesurons

Les PM2.5 et les PM10 sont des particules dont le diamètre est inférieur à 2,5 et 10 micromètres respectivement, exprimées en µg/m³. Plus elles sont fines, plus elles pénètrent profondément l’appareil respiratoire - d’où l’importance des PM2.5.

Comment les mesurer - avec quoi et comment

  • Capteurs optiques (laser) - la colonne vertébrale des réseaux citoyens : peu coûteux, donnant un relevé en temps réel. Ils exigent un placement judicieux et la conscience de leurs limites (voir plus bas).
  • La méthode de référence (gravimétrique) - collecte sur un filtre puis pesée ; précise, mais coûteuse et lente. Elle sert d’étalon auquel comparer les capteurs.

Principes d’une bonne mesure par capteur :

  1. Un emplacement à l’écart d’une source directe (cheminée, pot d’échappement), à une hauteur raisonnable, avec une circulation d’air libre.
  2. Un endroit fixe - pour que la série soit comparable.
  3. La conscience que l’humidité (brouillard, forte humidité) peut gonfler le relevé d’un capteur optique - il vaut mieux en tenir compte et, si possible, étalonner contre une station de référence.

Lire les particules avec la météo et les données du réseau national

La concentration en particules est le résultat des émissions et des conditions atmosphériques : un temps sans vent et gelé et une inversion de température « piègent » la pollution près du sol, tandis que le vent la disperse. C’est pourquoi un relevé prend son sens rapporté au vent, à la température et à l’humidité.

Il est aussi utile de comparer votre propre capteur aux données officielles du réseau national de surveillance de la qualité de l’air, qui rend ses mesures publiques. Cela permet d’évaluer la fiabilité de votre capteur et de replacer un relevé local dans une image plus large.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Un mauvais placement du capteur (juste à côté d’une source, sans circulation d’air).
  • Aucune référence à une station de référence - un capteur optique a tendance à dériver.
  • Ignorer l’humidité - le brouillard peut « montrer » une pollution qui n’existe pas.
  • Un emplacement changeant - alors la série n’est plus comparable.

À quelle fréquence

Les particules se suivent généralement en continu (un capteur avec enregistrement), et les conclusions se tirent de la série - surtout pendant la saison de chauffe et les épisodes de pollution. Un emplacement fixe est fondamental.

Sources et pour aller plus loin

La surveillance nationale de la qualité de l’air est assurée par les réseaux publics (données publiques) ; la méthode de référence pour les particules est décrite par les normes européennes (dont EN 12341). Il est utile de connaître les seuils d’information et d’alerte pour les PM10.

Comment se faciliter la tâche

Une mesure de particules ne « parle » vraiment que rapportée à la météo et aux données officielles - et combiner à la main ses propres relevés avec la météo et les stations du réseau est précisément le genre de travail fastidieux dont personne ne raffole.

LimnoLog vous en décharge grâce aux connecteurs - et montre au passage que ce n’est pas un outil « pour l’eau seulement » :

  • vous enregistrez les relevés de particules (ou reliez votre capteur) comme des paramètres dans une station - y compris hors ligne ;
  • des connecteurs importent automatiquement des données depuis des API publiques : la météo et les mesures du réseau national, en les enregistrant à côté de vos propres données, sur une chronologie commune ;
  • cela vous permet de voir particules, météo et station de référence ensemble - inversions, journées sans vent et épisodes de pollution forment une image claire ;
  • vous pouvez partager les résultats avec la communauté via un lien public ou les exporter.

Ainsi, le même système couvre l’eau, le sol et l’air - un seul endroit pour les mesures environnementales et leur contexte météorologique.

Les premiers utilisateurs bénéficient pour l’instant d’un accès gratuit et conservent leurs fonctionnalités durablement. Si vous mesurez la qualité de l’air - jetez-y un œil et essayez.

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